Mariner dans son jus

Créé par le 05 mar 2009 | Dans : bonheurs primitifs

 » Non s’efforcer vers le plaisir mais trouver son plaisir dans l’effort même, c’est le secret de mon bonheur  » André Gide

Juste après la course à pied, le coureur entre dans un état de grâce. Peu importe qu’il soit simple joggeur ou marathonien, l’après course est un moment de pure félicité où plus rien ne m’atteint,où tous les problèmes ou presque trouvent brusquement leur résolution, un moment de bien-être rare et difficilement reproductible en d’autres circonstances.

S’étirer tranquillement en bas de l’immeuble, écouter un dernier morceau dans le mp3, gravir légèrement l’escalier… Et retrouver la douce chaleur de l’appartement…

Non pas la douche, pas tout de suite.

Il a du mal à comprendre à quel point j’aime… baigner dans mon jus…

Ne pas me débarrasser tout de suite de la sueur et du sel à mon front, laisser sécher un peu sur moi mes vêtements trempés et odorants, garder encore le bonnet qui colle stupidement mes cheveux à ma tête.

Parfois cela dure des heures, des heures à trainer devant la télé dans cette tenue respirante mais qui ne respire plus que de mauvaises odeurs.

C’est comme prolonger ce moment de félicité d’après-course, rester dedans, encore un peu.

Encore rester dans ce corps que j’aime quand il a transpiré, quand les endorphines l’ont enfin réconcilié avec lui-même.

Car après la douche que reste-t-il de cette course sinon de vagues souvenirs ?

Qu’a t’on du sportif méritant dans son peignoir et ses chaussons ?

L’Oeuf à la coque

Créé par le 05 mar 2009 | Dans : bonheurs alimentaires

 » Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille  » Somerset Maugham

 

Le matin, me lever pour aller au travail est toujours une souffrance. Je ne suis pas adepte des grasses matinées, mais lorsque le réveil sonne, mon être à l’agonie me supplie de rester sous la couette.

Il n’y a que l’idée du petit déjeuner qui me motive assez pour quitter les épaisseurs moelleuses de mes draps.

Depuis peu, grâce à un médecin formidable que j’ai rencontré, j’ai modifié mes habitudes alimentaires du petit dej.

Un bol de café au lait à la chicorée, deux ou trois tranches de pain complet tartinées de fromage frais, et un oeuf à la coque.

On ne se lasse pas de l’oeuf à la coque.

D’abord, il y a les 3 minutes dans l’eau bouillante. Les 3 minutes qui m’ont fait me souvenir du sablier spécial oeuf à la coque que mes parents possédaient.

Aujourd’hui ces sabliers ont tous été remplacés par des minuteurs. Moi même j’utilise mon chrono de course à pied pour cuire mon oeuf à la coque.

Douce nostalgie du sablier…

On refroidit l’oeuf en fin de cuisson, pour le placer dans le coquetier.

Quand j’étais petite, j’avais un coquetier qui ressemblait à une mariée, et mon frère un coquetier d’époux en costume… Coquetiers incestuels ?…

Et puis on ne sait jamais à l’avance combien irrégulière sera l’ouverture de l’oeuf qu’on fera au couteau ou à la petite cuillère. Parfois même ce sera un désastre : de tous petits morceaux de coquille projetés dans l’oeuf. Alors vraiment, il faut y mettre de l’attention, de l’application.

Puis, plonger sa petite cuillère sans que l’oeuf liquide ne vienne poisser ni vos doigts ni le coquetier.

Puis, goûter ce nectar, ce jaune crémeux, oui, tel une crème, même saveur toujours retrouvée. Pas de surprise mais… mieux que la confiture ou le croissant, mieux que le beurre ou le miel, mieux que le chocolat chaud, mieux que le nutella, …

… l’oeuf à la coque est un dessert matinal éternel.

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