Face the Heat

Créé par le 12 jan 2011 | Dans : bonheurs enfantins

  » Ne te sers pas de la technologie comme d’un substitut à la chaleur humaine «  Doc Childre and Bruce Crye

 

Il y a plein de sortes de glou-glou différents dans le monde.

J’aime pas du tout les glou-glous que fait mon ventre avant ou après manger, surtout pendant les réunions importantes et les rendez-vous clients.

J’aime pas trop le glou-glou doudou de ma fille, cet énorme tigre qu’elle a ainsi surnommé, allez savoir pourquoi, mais c’est glou-glou qu’il s’appelle, le truc plus gros qu’elle, qui prend toute la place dans son lit, tellement qu’elle dort recroquevillée au bord pour lui laisser sa place, et que parfois elle tombe. Parfois le matin je la retrouve enfouie dans le ventre ou dans le cou du glou-glou, et c’est un peu bête je le sais, mais j’ai parfois peur à ce moment précis que ce gros pataud ne l’ait étouffée.

Mais j’aime bien les glou-glous des vieux radiateurs.

Quand on les remet en route au milieu de l’automne, les vieux radiateurs qui n’ont pas été purgés se sont emplis d’air tout au long de l’été, font d’affreux glou-glous quand ils se remplissent.

Et c’est bien pire que mon ventre quand il pousse la chansonnette.

Ce concert qu’on dirait intestinal rend la maison vivante.

Vous avez déjà entendu le bruit d’un thermostat de radiateur électrique ?

ça fait  » clic !  » et puis c’est tout !!!

Un tout petit clic bien sec et sans âme, aussi sec que la chaleur qui s’en échappe.

Je parle même pas du chauffage au sol… silencieux comme la mort….

Une fashionata  vous dirait que les vieux radiateurs ont du charme parce qu’ils sont  » vintage « .

Moi je les trouve vivants !

Et puis quand on veut on peut même y poser son séant.

Je peux aussi leur confier la robe tout juste sortie du lave-linge que je veux absolument mettre demain.

Oui, j’aime entendre glouglouter les vieux radiateurs.

Comme j’aime entendre une vieille chanson que je n’avais pas entendue depuis des années et que je croyais avoir oubliée !

 

Moque toi et le ciel t’aidera

Créé par le 06 jan 2011 | Dans : bonheurs inavouables

 » Il n’est pas de plus grand plaisir que d’écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n’existe que d’être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision  » Catherine Cusset 
 

J’adore ma patronne.

Je l’adore pour son extraordinaire façon de s’habiller.

Tous les jours, c’est un véritable festival, c’est mieux que le cirque pinder, c’est mieux que la chaine comédie, c’est plus surprenant que les rues de Londres.

Je ne sais pas comment elle fait, pour associer un chemisier, un pantalon et un gilet de costume avec 6 couleurs et 4 types de rayures différentes.

Je ne sais pas non plus comment elle fait pour trouver ça joli.

Je ne comprends pas comment elle assume de porter une blouse à poids avec une jupe à fleurs.

Je suis restée perplexe devant son pantacourt bouffant et ses low-boots.

Je suis restée baba le jour où elle a reçu nos plus importants clients en tongues roses.

But she did it !

Et si je l’aime tant, c’est parce que, depuis toute petite, je ne sais pas si je suis jolie.

Ce n’est pas par narcissisme, que je passe parfois de longues minutes à me mirer dans la glace, non, c’est parce que je ne sais toujours pas, si je suis jolie ou pas.

Mais quand elle est à côté de moi, dans cette tenue-là, tout à coup, c’est magique, je me sens comme une fleur qui éclot, un pétale qui se couvre de rosée, une cavalière montée en amazone sur une licorne ailée, un papillon aux grandes ailes chatoyantes, je me sens belle !

Enfin !!!

Mamour

Créé par le 21 oct 2010 | Dans : Non classé

La première fois  que tu m’as parlé, j’avais 15 ans, je suis tombée amoureuse de toi et de tes grands yeux bleus.

Quelques jours après,  on s’est croisés à la MJC, et on a parlé pendant 2 heures sans s’arrêter.

Tu m’as raccompagnée à l’arrêt de bus, t’as fait mine de partir, et subitement, t’as tourné les talons, et t’es revenu me dire «  au fait, j’adore tes lunettes » … t’étais bien le seul….

Quand je venais te voir à Grenoble,  on dansait comme des indiens autour de la table basse du salon, pendant que les petits plats que tu me préparais cuisaient dans le four.

Tu me faisais manger des trucs marinés aux échalotes et à l’ail, et après on allait faire les disquaires de Grenoble avec notre haleine de chacal.

Le soir, on regardait des films d’horreur, et quand tu savais que j’avais vraiment peur, tu te cachais avec une lampe torche sous ta couverture, t’éteignais la lumière, et tu faisais la vieille sorcière lépreuse. Plus je criais, et plus tu te marrais.

Quand on s’appelait pendant des heures, tu me faisais rire tellement fort, que parfois ma fille se levait de son lit pour me demander de me taire, parce que je l’avais réveillée.

Quand ma fille m’a demandé ce qu’il y avait après la mort, je lui ai dit que je ne savais pas, que certaines personnes croyaient au Ciel, et d’autres à la réincarnation. Elle m’a demandé ce que c’était la réincarnation, et quand je lui ai expliqué, elle m’a dit :  » Moi, je sais en quoi il s’est réincarné, il est devenu une étoile….  » J’espère bien qu’elle a raison.

Le plus bel héritage que tu m’as laissé, c’est la musique que tu m’as fait découvrir.

J’ai eu cette chance que tu veuilles bien partager ta grande passion avec moi.

Parmi tous les groupes que tu m’as fait découvrir, il y avait mon groupe préféré, Lillian Axe.

Ils ont écrit une chanson qui m’a toujours fait pleurer. Aujourd’hui quand je relis les paroles je comprends enfin pourquoi.

En voici le refrain :

Ne peux-tu voir que je tombe ?

Ne sais-tu pas comme j’essaie de  m’accrocher  à tout l’amour que tu m’as donné ?

Oh, les ciels à présent s’effondrent.

Et les mers s’assèchent.

Se peut-il que pour moi, le monde s’arrête de tourner ?

 

Va en paix mon amour, je t’aime comme un frère, et je t’aimerai toujours, jusqu’à mon dernier jour.

Il est mort, Il est mort le Soleil

Créé par le 17 oct 2010 | Dans : Non classé

Il est mort, Il est mort le Soleil momof

Throwin’ it all away

Créé par le 01 oct 2010 | Dans : bonheurs sensuels, Non classé

 » Nulle passion n’est plus forte dans le coeur de l’homme que le désir de faire partager sa foi  » Virginia Woolf
 

ça commence par le bruit du vent qui souffle.

Et puis, quelques instants plus tard, un accord dans l’oreille gauche.

Le vent qui passe de droite à gauche et de droite à gauche, et puis s’éteint,  pour laisser sa voix grave se poser sur les accords.

Et puis il y a les choeurs, et puis la guitare électrique, et puis la batterie.

A mesure que sa voix se casse, à mesure qu’elle grimpe, j’ai beau savoir qu’il a écrit cette chanson pour un ami disparu, j’arrive pas à me sentir triste.

Surtout quand le violoncelle vient par petites touches, juste avant le solo. Et puis tout ça s’envole, musique et chants mêlés, comme un tourbillon léger.

C’est pas une chanson qu’il a écrite, c’est un tableau qu’il a peint.

Je le sais parce que, quand je l’écoute sur mon balcon, avec pour seule compagne cette maudite cigarette, tout à coup la ville et la nuit se colorent de pourpre et d’orangé.

Et je peux pas être triste de voir ainsi ma nuit chamarrée.

 

 

Le Matin des Magiciens

Créé par le 24 sept 2010 | Dans : Non classé

 » Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose  » Sigmund Freud

 

- Maman, est-ce que c’est vrai que le Père Noël n’existe pas ? A l’école, y en a qui disent que c’est les parents qui offrent les cadeaux à Noël.
- Le Père Noël existe tant que tu y croies, ma chérie. Le jour où tu n’y croiras plus, il ne viendra plus, alors effectivement après ce jour-là, ce sont les parents qui doivent prendre le relai…

Les Magiciens existent aussi… Les vrais magiciens, pas ceux qui montent sur les planches et vous font croire qu’on peut disparaître dans une boite.

Ils sont là, tout autour de nous.

Ils peuvent faire lever vos bras et faire joindre vos mains par leur seule parole unie à votre esprit, ils peuvent faire couler une rivière en vous comme ils peuvent faire couler des larmes de vos yeux fermés. Ils peuvent poser leurs mains sur vous et vous faire habiter votre corps.

Certains disent que c’est de la médecine, on pourrait le croire en lisant leur plaque argentée à l’entrée du vestibule.

Moi je dis que c’est de la magie. De la magie bienveillante.

Et tant que j’y croirai, ce sera vrai.

 

Je ne te dirai jamais assez Merci,  Docteur Sachs pour m’avoir donné son nom
 

let it be

Créé par le 21 sept 2010 | Dans : bonheurs primitifs

 » Connais-moi si tu peux, ô passant, connais-moi ! Je suis ce que tu crois, et suis tout le contraire  » Marie Noël
Je suis brune… et je décolore mes cheveux pour qu’ils soient plus clairs.

Quand ils sont humides, ils se mettent à boucler.

Alors je les raidis à coups de lisseur.

Je suis gourmande, mais je ne rêve que de devenir svelte depuis plus de 20 ans.

J’ai les rotules fissurées qui se sauvent vers l’extérieur… et je veux courir le marathon.

Je me bats contre mes poils à renfort de pince, d’épilateur et de cire.

Il suffit que je décide quelquechose pour que subitement j’ai envie de faire tout le contraire.

La vie est mal faite.

C’est peut-être pour ça finalement, que je l’aime autant.

Parce qu’elle est comme moi : mal fouttue

Puzzle League

Créé par le 27 août 2010 | Dans : Non classé

 » Et où que j’aille, dans l’univers entier, je rencontre toujours, hors de moi comme en moi, l’irremplissable vide, l’inconquérable rien.  » Valéry Larbaud

 

A côté de l’endroit où je travaille, y a tout le temps des corbeaux. Eté comme hiver, des corbeaux et leurs cris éraillés. Fut une époque, c’est le son que j’avais choisi comme sonnerie de téléphone pour identifier les appels de ma mère. Un jour même, l’un d’entre eux a eu une charmante attention pour moi.

Mais là-bas, y a pas de corbeaux. Il y a des verdiers, des rapaces qui déploient leurs grandes ailes dans le ciel brûlant, des hiboux qui se répondent d’une montagne à l’autre, quand la nuit tombe, mais de corbeaux, jamais un seul je n’ai entendu de là-haut.

Je sais pas pourquoi, quand je suis là-bas, le puzzle de ma vie subitement se met en place.

Je sais pas pourquoi, mais c’est vrai, moi qui suis habituellement pleine de vide, cherchant depuis tant d’années à le combler avec du n’importe quoi, des addictions diverses et variées, quand je suis là-bas, tout à coup le vide… s’évanouit.

La crise identitaire n’est plus qu’un souvenir fumant dans la cheminée du bateau.

Peut-être parce que l’identité de l’île engloutit tout sur son passage. A moins que ce ne soit la maison encastrée dans la montagne et le maquis, à moins que ce ne soit quelquechose de plus mystique encore comme, peut-être, le destin.

Plusieurs fois je me suis dit que ma vie ce devait être là-bas, mais j’ai fait des choses qui rendent cette vie impossible pour le moment.

On me dit que ça fait toujours ça les vacances, mais quand je sème mes congés estivaux en d’autres lieux, j’ai pas l’impression en partant qu’on m’arrache un bras, j’ai pas envie de pleurer comme si on m’enlevait la terre de mes ancêtres.

Et puis il n’y a que là-bas que je supporte le silence.

Il n’y a que là-bas que je n’ai plus besoin de musique.

Comme si la voix de l’île se suffisait à elle-même.

Finalement, il n’y a que là-bas que le vide est reposant, à sa place.

Et moi, à la mienne.

Jamais pouvoir dire au revoir comme tout le monde plutôt

Créé par le 02 août 2010 | Dans : Non classé

 » L’homme vient au monde dans les pleurs et les cris, il le quitte dans le vacarme.  » Gao Xingjian
 

“A lundi”

Quoiqu’il arrive, il dit toujours “à lundi”.

C’est sa manière à lui de dire au revoir.

Alors certes, ça en énerve plus d’un, notamment sa compagne, quand ils se quittent le matin et qu’il la gratifie d’un “à lundi” au lieu de lui dire “à ce soir”.

Moi je trouve ça drôle, et surtout, intelligent.

Je me souviens d’un homme qui est passé dans ma vie, et qui m’avait prévenue à l’aube de notre relation qu’il partirait d’ici quelques mois pour Bratislava.

J’ai quand même passé ces quelques mois en sa compagnie. J’avais à l’esprit son départ début janvier et je l’ai aimé comme on aime une merguez de leader price, c’est pas peu dire…

L’avant veille de Noël, il avait préparé un repas, “notre petite soirée de noël à nous” m’avait-il dit. Le lendemain j’étais partie pour fêter noël en famille et il m’avait dit “à dimanche soir”.

Quand je suis rentrée le dimanche soir, j’ai trouvé une lettre sur la table. Il était parti pour la Nièvre, où il devait faire un stage que lui avait imposé l’ANPE car il était en fin de droit… plus tard, il allait partir pour Bratislava… et en revenir aussi, vu qu’il échouait dans tout ce qu’il entreprenait.  J’ai jeté sa lettre, parce que je ne garde que les choses vraiment vraiment importantes.
Ce petit mensonge m’avait permis d’apprécier notre dernière soirée ensemble sans savoir que c’était la dernière, sans cette angoisse des derniers instants, sans l’écouter parler en me disant  » c’est la dernière fois que je comprends rien du tout à son discours philosophico-métaphysique, sans le regarder en me disant  » je vais enfin pouvoir rencontrer quelqu’un qui en vaut vraiment la peine et qui ne me dira pas qu’il ne faut pas s’attacher aux gens parce qu’on finit toujours pas en souffrir « , parce que moi finalement, j’avais besoin qu’on s’attache à moi.

Il a donné à nos derniers moments ensemble la légèreté des premiers. Une histoire qui pèse pas lourd.

Alors je ferai de même, lorsque je partirai.

Foutaises ! Nan moi je suis plutôt du genre à en faire des caisses, des scènes d’adieu avec des grandes phrases qu’on n’oublie pas genre  » c’est notre dernier baiser, F., mon ami !!!  »

Ou à débarquer en furie et reprendre mon double de clés en disant  » c’est la dernière fois que tu me vois, maintenant, je sors de ta vie !!!!!!!!!! ADIEU !!!!!!!  »

Ouais ! Alors tu crois vraiment que le jour où je disparaitrai, ce sera léger et frais comme la brise d’été ????

Fuck !!! Ce sera LE VACARME !

Et j’espère bien même qu’après ce vacarme là, je laisserai un vide que rien ne pourra jamais combler ! NON MAIS !

Never can say goodbye

Créé par le 26 juil 2010 | Dans : Non classé

 » Nobles et mystérieux triomphes qu’aucun regard ne voie, qu’aucune renommée ne paye, qu’aucune fanfare ne salue.  » Victor Hugo
 

« A lundi »

Quoiqu’il arrive, il dit toujours « à lundi ».

C’est sa manière à lui de dire au revoir.

Alors certes, ça en énerve plus d’un, notamment sa compagne, quand ils se quittent le matin et qu’il la gratifie d’un « à lundi » au lieu de lui dire « à ce soir ».

Moi je trouve ça drôle, et surtout, intelligent.

Je me souviens d’un homme qui est passé dans ma vie, et qui m’avait prévenue à l’aube de notre relation qu’il partirait d’ici quelques mois pour Bratislava.

J’ai quand même passé ces quelques mois en sa compagnie, et je ne regrette rien, il m’a beaucoup appris. J’avais à l’esprit son départ début janvier et je l’ai aimé comme quelqu’un que l’on s’apprête à perdre.

L’avant veille de Noël, il avait préparé un repas, « notre petite soirée de noël à nous » m’avait-il dit. Le lendemain j’étais partie pour fêter noël en famille et il m’avait dit « à dimanche soir ».

Quand je suis rentrée le dimanche soir, j’ai trouvé une lettre sur la table. Il était parti pour Bratislava. Il m’écrivait qu’il n’aimait pas les adieux, et j’ai compris que moi non plus d’ailleurs.

Ce petit mensonge m’avait permis d’apprécier notre dernière soirée ensemble sans savoir que c’était la dernière, sans cette angoisse des derniers instants, sans le regarder en me disant « c’est la dernière fois que je le vois », sans l’embrasser en me disant « c’est la dernière fois que je l’embrasse », sans l’étreindre en ayant à l’esprit que je ne l’étreindrai plus jamais.

Il a donné à nos derniers moments ensemble la légèreté des premiers.

Alors je ferai de même, lorsque je partirai.

Moi aussi je dirai « à lundi », comme si on allait se revoir.

Avant de disparaitre, je ferai comme si le prochain baiser était pour demain, comme si la prochaine étreinte était pour ce soir, comme si de rien n’était.

Pour que les derniers instants soient tout aussi légers que les premiers.

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