bonheurs alimentaires

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Le vinaigre balsamique

Créé par le 19 avr 2010 | Dans : bonheurs alimentaires, bonheurs sensuels

« La vie de l’homme est une chasse au bonheur. Parmi ces bonheurs, l’exercice de la gourmandise est un des plus importants.  » Jean GIONO

 

Au pays des sectes, il y a la secte des sucrés, et la secte des salés.

Pop-corns et Fromage blanc se saupoudrent de sel au lieu de sucre, mais bien entendu, nous n’avons pas d’équivalents pour le nutella ou la barbapapa.

En revanche, nous avons notre équivalent pour le caramel.

Il arrose généreusement la chair pulpeuse des tomates en été, juste avant de sublimer les échalottes et le basilic.

Il déglace à merveille les foies de volaille confits, ou les amandes rôties juste avant de couvrir les magrets.

Réduit avec le sucre et les myrtilles, il nappe d’un trait subtil le filet mignon et ravit les papilles.

Dans les woks, il révèle la saveur du gingembre et la douceur du soja.

Dire que j’ai grandi au vinaigre de cidre…

Le jour où j’ai goûté le vinaigre de framboise j’ai cru que je n’avais plus rien à goûter…

Fort heureusement je m’étais trompée !

Alors aujourd’hui quand je me sens triste je me dis que peut-être encore quelque part, quelque nectar me reste-t-il à découvrir.

 

Le Coeur de Salade

Créé par le 21 mar 2009 | Dans : bonheurs alimentaires

 » Une bonne cuisinière est une fée qui dispense le bonheur  » Elsa Schiaparelli

 Certes….

En grandissant, c’est vrai que j’ai trouvé un intérêt autre dans la cuisine que celui de me remplir de choses merveilleuses (d’un point vue « bassement » psychanalytique, des choses aussi merveilleuses que l’amour ou la reconnaissance que mes parents auraient pu me prodiguer).

L’intérêt, c’était de remplir d’autres personnes de choses merveilleuses, des choses qu’on avait soi-même élaborées, ou, encore mieux, dont on avait soi-même eu l’idée.

Alors l’intérêt devenait de voir dans les yeux de ces gens le plaisir, et parfois même, la reconnaissance, de leur avoir fait découvrir les plats que nous avions fait… avec amour.

Parfois cela va plus loin, on partage la cuisine comme on partage la musique. On échange un regard à la première bouchée et on sait ce que ressent l’autre. C’est une pièce du puzzle qui se met en place. On hoche la tête puis on la fait dodeliner – oh putain que c’est bon – et d’un coup d’un seul dans le plaisir du palais on est sur la même longueur d’onde, on est de la même famille.

Oui mais… ça ne se partage pas toujours.

Malgré tout le plaisir que j’ai à partager ma cuisine et à goûter celle des généreux, il y a une chose que je ne veux pas partager : le coeur de salade.

Déjà toute petite, je le piquais en douce dans le saladier avant que la batavia n’ait été mélangée avec la vinaigrette.

Aujourd’hui je continue. S’il n’est pas de plaisir égoïste plus intense que la masturbation, le second c’est surement de chiper le coeur de salade en cachette, et de croquer dans les feuilles jaunes pour en absorber le suc. C’est le meilleur des fruits croquants, c’est un bonbon de verdure, et c’est encore meilleur quand personne ne s’en rend compte.

 

L’Oeuf à la coque

Créé par le 05 mar 2009 | Dans : bonheurs alimentaires

 » Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille  » Somerset Maugham

 

Le matin, me lever pour aller au travail est toujours une souffrance. Je ne suis pas adepte des grasses matinées, mais lorsque le réveil sonne, mon être à l’agonie me supplie de rester sous la couette.

Il n’y a que l’idée du petit déjeuner qui me motive assez pour quitter les épaisseurs moelleuses de mes draps.

Depuis peu, grâce à un médecin formidable que j’ai rencontré, j’ai modifié mes habitudes alimentaires du petit dej.

Un bol de café au lait à la chicorée, deux ou trois tranches de pain complet tartinées de fromage frais, et un oeuf à la coque.

On ne se lasse pas de l’oeuf à la coque.

D’abord, il y a les 3 minutes dans l’eau bouillante. Les 3 minutes qui m’ont fait me souvenir du sablier spécial oeuf à la coque que mes parents possédaient.

Aujourd’hui ces sabliers ont tous été remplacés par des minuteurs. Moi même j’utilise mon chrono de course à pied pour cuire mon oeuf à la coque.

Douce nostalgie du sablier…

On refroidit l’oeuf en fin de cuisson, pour le placer dans le coquetier.

Quand j’étais petite, j’avais un coquetier qui ressemblait à une mariée, et mon frère un coquetier d’époux en costume… Coquetiers incestuels ?…

Et puis on ne sait jamais à l’avance combien irrégulière sera l’ouverture de l’oeuf qu’on fera au couteau ou à la petite cuillère. Parfois même ce sera un désastre : de tous petits morceaux de coquille projetés dans l’oeuf. Alors vraiment, il faut y mettre de l’attention, de l’application.

Puis, plonger sa petite cuillère sans que l’oeuf liquide ne vienne poisser ni vos doigts ni le coquetier.

Puis, goûter ce nectar, ce jaune crémeux, oui, tel une crème, même saveur toujours retrouvée. Pas de surprise mais… mieux que la confiture ou le croissant, mieux que le beurre ou le miel, mieux que le chocolat chaud, mieux que le nutella, …

… l’oeuf à la coque est un dessert matinal éternel.

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