Résurrection

Posté par le 30 sept 2014 | Dans : bonheurs étranges

« Un même cauchemar donne une leçon au méchant et renseigne le bon »

Alden Nowlan

 

J’ai fait un rêve il y a deux jours.

J’étais passagère, à l’arrière d’un véhicule. A côté de moi, mon compagnon, mon amoureux, mon barbu.

A l’avant, ses deux sœurs.

Nous roulions sur une petite route de montagne, qui serpentait dangereusement au dessus d’un ravin vertigineux, des falaises sans fin, évoquant le grand canyon plutôt qu’un paysage français.

Et puis tout à coup, au détour d’un virage, la voiture fait une sortie de route, et se retrouve dans le vide.

J’entends la conductrice qui dit « ah ben là c’est fini »

Et je me rends compte que je vais mourir.

La voiture tombe sans bruit, bien à plat, dans le silence, et je vois la falaise défiler devant mes yeux, la chute est interminable.

Je sais que je n’ai aucune chance de m’en sortir, non, c’est impossible de survivre à une chute pareille. Je sais aussi que je ne vais pas souffrir, la chute sera trop brutale pour que je sente quoi que ce soit.

Mais je n’étais pas préparée à cela. Je n’arrête pas de me dire : voilà, c’est maintenant, c’est maintenant que ta vie va s’arrêter, tu vas être précipitée dans le néant, dans quelques instants, ce sera le noir, le black out, la disparition de ta conscience… plus rien.

Alors je saisis la main de mon compagnon, pour lui dire que je l’aime, pour me serrer contre lui, pour que ces derniers instants soient des instants de partage… Mais il ne me regarde pas, il regarde par la fenêtre.

J’ai beau serrer sa main, il regarde par la fenêtre, je voudrais lui parler, mais il n’a pas un regard pour moi…

Et je me réveille…

Avec à la fois l’angoisse encore présente de ce terrible cauchemar, et la sensation délicieuse d’être en vie. Un mélange d’émotions étrange.

Et vous savez quoi ? Je suis heureuse. Heureuse que mes dernières pensées dans ce rêve aient été de transmettre un message d’amour à l’homme que j’aime, même si lui, regardait par la fenêtre…

 

 

 

La couleur de la colère

Posté par le 26 avr 2012 | Dans : Non classé

La couleur de la colère MONTAGE-FONTAINE« Ne fais pas de psychologie dans la colère, tu verrais trop juste » Jean ROSTAND

 

J’ai trop d’imagination. Beaucoup d’imagination, c’est bien. Trop d’imagination, c’est un handicap. Quand on a trop d’imagination, on a plein d’idées, tout le temps, des milliers d’idées qui viennent vous assaillir comme un essaim d’insectes affolés, dard dressé, prêt à l’attaque.

Mais qu’est-ce qu’on fait après avec toutes ces idées sur les bras ?

Ensuite, les idées vous donnent envie de faire plein de choses. Et très vite, on se heurte à des murs.

Le pire, c’est quand le mur c’est soi-même. C’est quand on se rend compte qu’on ne peut pas aller au bout de ses idées à cause de ses propres limites.

J’ai voulu courir le marathon. Je n’ai pas pu. Un de mes genoux à dit non. Le monde de mes idées s’est écroulé. J’avais déjà pourtant tout imaginé : les doses massives d’endorphine pendant les entrainements, l’ultime jouissance d’avoir accompli un acte exceptionnel, le bonheur de faire partie d’une élite au courage reconnu. Mais non. Tout cela est resté de l’imagination.

J’ai voulu faire de la plongée sous-marine. Je n’ai pas pu. J’ai lésé un de mes tympans. Je sais que je ne pourrai pas replonger. J’avais déjà pourtant tout imaginé : l’épave au large de Calvi, la fabuleuse sensation d’apesanteur, la sérénité retrouvée. Mais non. Tout cela est resté de l’imagination.

J’ai voulu maigrir 200 fois, j’ai voulu devenir un as de la guitare, un as du tricot, j’ai voulu me marier deux fois, j’ai voulu être la préférée de ma mère, j’ai voulu être conseiller d’orientation psychologue, j’ai voulu écrire un roman, et même pendant que j’essayais d’écrire le premier j’ai eu l’idée d’en écrire un second.

Et à chaque fois je me suis heurtée à mes propres limites.

Aujourd’hui, je voudrais peindre ma colère.

Je suis tellement souvent en colère, contre n’importe qui et n’importe quoi, que j’ai imaginé que je pourrais la sublimer.

Je me suis dit : Waouh, si je pouvais peindre ma colère, qu’est-ce que ce serait beau ! Qu’est-ce que ce serait intense, je serais vraiment une artiste, je pourrais peindre de magnifiques tableaux. Et quel bonheur de pouvoir sublimer enfin ma rage.

C’est vrai quoi !

Alors peut-être que j’essaierai un jour, peut-être pas.

En attendant, je laisse éclater sur les murs de mes pensées mes toiles écarlates aux couleurs sanguines, plongée sans risque pour mes tympans dans le musée intime de mes talents improbables.

la cigarette du condamné

Posté par le 19 avr 2012 | Dans : Non classé

 » C’est dans l’absolue ignorance de notre raison d’être qu’est la racine de notre tristesse  (…) » Anatole France

 

J’ai arrêté de fumer. Encore une fois. Pourquoi j’ai fait ça ? Je ne sais pas.

Enfin, j’ai presque arrêté de fumer. Souvent, je ne fume pas. De temps en temps, je tire sur ma cigarette électronique. Exceptionnellement, quand je suis vraiment énervée, je m’achète un paquet de blondes, et je le vide en quelques jours.

Il y a quelques temps, j’ai commencé à faire de la photo.

Je me suis découvert une nouvelle passion. J’ai l’impression de prolonger la beauté du monde, parfois même de la magnifier, et puis d’en emporter un bout avec moi aussi.

Et puis après je fais des petits albums photos en ligne, sur internet, et je les envoie à mes proches.

Je les envoie à mes parents, je les envoie à mon frère, à mes amis, et puis aussi à mes grands parents. C’est à peu près le seul contact que j’ai avec eux d’ailleurs.

Mes grands parents maternels et moi, c’est une longue histoire.

Ils ne répondent jamais à mes albums photos, ils ne m’en disent jamais rien, mais je sais qu’ils les regardent, alors je continue de leur envoyer.

Sauf ce soir. Ce soir , ils ont répondu.

Ils m’ont même envoyé des félicitations. Sauf qu’elles ne m’étaient pas destinées. Pour une fois qu’ils répondaient, il ne s’agissait pas de mes photos à moi.

Une fois n’est pas coutume, je leur avais envoyé les photos de celui qui m’a appris à en faire.

Alors j’ai eu envie de fumer. Très fort.

Mais c’était le soir, et les tabacs étaient fermés. J’ai fouillé dans mes affaires et j’ai trouvé 6 paquets de tabac à rouler presque vides. Allez savoir pourquoi je ne les avais pas jetés. Consciencieusement, je les ai vidés dans une feuille de papier, tous un par un, et j’ai réussi à me rouler une petite cigarette.

Cela m’a donné l’occasion d’aller la fumer sur le balcon.

Depuis mon balcon, j’ai vu qu’il y avait, à l’ouest, les nuages longs et effilochés de ma tristesse, et à l’est, j’ai vu qu’il y avait les gros nuages noirs de ma colère.

Je me suis dit que demain, peut-être, il ferait beau.

En aspirant le goût amer de ma peine.

 

la cigarette du condamné goutte1-682x1024

 

De Profundis

Posté par le 18 mar 2012 | Dans : bonheurs enfantins

 » Les occasions de nostalgie sont rares, il faut les cultiver. Car bien sur, c’est de cela que demain sera fait.  » Serge Bouchard

Nostalgie : nom féminin singulier,  » tristesse due à l’éloignement de son pays natal, mal du pays « .

Si l’on m’avait demandé de la définir, j’aurais dit que la nostalgie a de multiples visages.

Elle peut être un lieu, un moment, un objet, une chanson, une personne, un regard…

Toutes ces choses qui réveillent cette sorte de mélancolie suave qui sort d’on ne sait où. Tout à coup la gorge se serre, et on sent comme une onde qui monte pour venir vous vriller le cerveau, brutalement. On essaie de la contenir, on sent que peut-être elle pourrait se muer en sanglots, si on se laissait aller, si on lâchait prise un instant.

Soudain j’entends le bruit métallique des feuilles sèches qui roulent sur le bitume, juste derrière moi.

Le vent fait des cercles dans l’eau, la peinture s’écaille, ici finalement rien n’est imperturbable, à part moi, en apparence.

Je me laisse couler telle cette barque dans cette langueur paisible, rassurante, presque maternelle. La rondeur du silence, l’immensité du lac.

Et où je comprends pourquoi la nostalgie n’est pas un nom masculin.

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Gemellité

Posté par le 26 déc 2011 | Dans : bonheurs enfantins

Je n’aime pas les habitudes. Les habitudes vous rendent esclaves de vos manies, elles vous enferment dans une cage de petitesse et de médiocrité.

Mais que dire des rituels ? Ils n’ont rien à voir avec les habitudes. Au contraire. Les rituels nous ancrent dans notre enfance perdue, ils nous enracinent dans nos familles. Ils nous ramènent à des souvenirs doux et amers à la fois.

Les rituels ont le goût des bonbons à la violette, même si certains les trouvent désuets.

La café du matin est un rituel,  la soupe du soir est une habitude… Vous voyez ? Vous commencez à faire la différence ?

Chez Dame Raoul, le soir du réveillon de Noël, un rituel a été instauré, depuis quelques années.

Dame Raoul et son frère décident de faire de la musique sans être écoutés.

Au début c’était difficile, ce sentiment d’injustice, ce manque de reconnaissance, cette indifférence sans fond devant l’effort que ces deux-là faisaient pour apprendre à jouer et à lire la musique.

Alors Dame Raoul s’est mise à chanter, pour faire plus de bruit encore. Et même elle s’est (re) mise à écrire des chansons.

Mais comment aurait-elle pu croire que cela pouvait éveiller leur curiosité, alors même que sa mère lui avouait, en lui offrant le roman qu’elle avait écrit à 13 ans, qu’elle ne l’avait même pas lu.

Dame Raoul, qui lit en cachette le journal intime de sa fille de 8 ans, a bien du mal à comprendre, qu’on puisse ne pas avoir envie d’écouter ses enfants.

Dame Raoul, qui sans bruit se cache derrière la porte de la chambre, pour écouter avec bonheur sa petite fille faire dialoguer ses petits personnages… Dame Raoul ne comprend pas pourquoi lorsque ses doigts grattent sa guitare, pourquoi lorsque l’archer de son frère fait vibrer les cordes du cello, pourquoi est-ce le moment que choisit leur mère pour replier et ranger soigneusement les papiers cadeaux.

Alors cette année, ils ont bien essayé, d’attendre que les papiers cadeaux soient triés, pour se mettre à jouer.

Mais le rituel est bien ancré.

Et cette année, comme chaque année, lorsque la musique commence à retentir, leurs parents se mettent à parler.

D’autre chose, évidemment, pas de musique ou de chant.

C’est le moment de regarder, comment fonctionnent tous les jouets.

Et quelle pile on met ici ? Et comment s’allume cela ?

Même parfois elle a l’audace de se moquer. Quand elle fait cela j’ai l’oedipe qui me chatouille, je l’avoue, j’ai bien envie de la frapper. Et puis je me dis que c’est le rituel, j’aspire une longue bouffée de ma cigarette électronique, et je me noie dans les volutes de fumée et les notes de mon frère.

Je me dis que pourtant, pour lui ce serait peut-être aisé, de lui planter l’archer au travers de la jugulaire.

Je lui dirai plus tard, car pour l’heure, je préfère me taire.

A cet instant, je comprends que je me suis trompée. Le rituel ne consiste pas à ne pas être écoutés. En vérité, c’est le moment où Dame Raoul se sent le plus proche de son frère. Le moment où elle se rappelle toutes les choses qu’ils comprenaient simultanément sans avoir besoin de parler, quand ils étaient petits. Le moment où elle a de nouveau l’impression qu’ils sont tous les deux seuls au monde, comme dans ce monde où ils sont apparus ensemble, au même instant. Ce monde où, j’en suis sûre, une partie de Dame Raoul aurait voulu rester, pour toujours, car il n’y avait dans ce monde là de place que pour elle et lui, et rien ni personne n’aurait pu les séparer.

Un monde où nous écoutions, comme les soirs de réveillon, la musique de nos coeurs qui battaient in utero.

Et si…

Posté par le 15 sept 2011 | Dans : Non classé

Et si tu recommençais ta vie ?

Si tu changeais d’air et de direction

Si tu avais le droit d’avoir envie

De choisir une autre destination.

 

Et si tu déjeunais le matin ?

Rien qu’un peu de sucre, de beurre et de pain

Si tu nichais ton corps contre le mien

Autant de courbes et de chair entre tes mains.

 

Si on prenait le chemin des étangs ?

Couchés dans l’herbe, allongés comme des amants

Si on allait voir perler la rosée

Pour, à l’automne, en faire des livres reliés

 

Vivre  avec moi serait-il un fardeau ?

Notre maison serait-elle une prison ?

Aurais-tu peur de mes sautes d’humeur ?

Est-ce que tu aurais des secrets, des regrets ?

 

Et si je recommençais ma vie

Avec un homme qui m’aimerait pour de vrai

Si je pouvais reconstruire avec lui

Alors peut-être un jour il me dirait

 

Que vivre avec moi c’est plutôt un cadeau

Notre maison, un endroit pour le repos

Il n’a pas peur de mes sautes d’humeur

Et moi, je n’ai plus ni secrets, ni regrets.

Noble Sujet

Posté par le 19 août 2011 | Dans : Non classé

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Ce jour-là, j’étais à la recherche d’un noble sujet de macrophotographie : une abeille, un bourdon, un papillon, une sauterelle fluorescente… que sais-je encore.
Je me suis mise en chasse, mais il n’y avait que des fleurs, sous ce soleil, pas très éloigné de son zénith, et je désespérais déjà : de n’avoir pris que leurs pétales en photo, que rien d’admirable ne se soit posé dessus, que seul le vent dans les tiges me donne un peu de difficulté.

Certes j’étais déjà bien énervée car mon mentor avait à mon insu, changé mon objectif, et je râlais dans les allées, comme une éternelle insatisfaite, alors que je ne le suis pas, bien au contraire, je sais me satisfaire de peu de choses.

Voilà ma perte d’ailleurs : m’être toujours satisfaite de peu de choses, pensant souvent, que je ne valais pas mieux, que je ne méritais pas mieux que ce que j’avais. Cela m’a valu des années perdues, des parenthèses que j’aurais pu ne pas ouvrir.

Sauf qu’en macro, c’est différent… on n’est pas forcés de trouver un compagnon d’exception pour que les moments que l’on passe avec lui soient exceptionnels ; cette mouche en est la preuve.

Lorsque je l’ai aperçue de mon oeil de géante surplombant cette fleur, elle était minuscule, ridicule, indigne de moi, mais je me suis dit qu’il fallait bien que je m’occupe après tout !

Et une fois cet oeil enfoui dans l’objectif, c’était bien plus qu’une mouche.

La photo que je préfère depuis que j’ai commencé à shooter.

Pour le spectacle magique et inattendu que cette minuscule mouche m’a offert malgré l’indifférence que je comptais lui porter.

Mon Barbu

Posté par le 09 août 2011 | Dans : bonheurs sensuels

J’ai toujours rêvé d’avoir un barbu à moi.

Rien qu’à moi.

Dieu sait (sans vouloir faire de mauvais jeu de mots), que j’en ai vu passer des barbus…

En tout premier, mon père. Barbe rousse d’abord, brune ensuite, et puis poivre et sel pour l’instant, avec les années qui passent. Mais il a fallu que je partage ce barbu-là avec ma mère, mon frère, et maintenant avec ma fille qui lui prend tous ses mercredis de retraite pour bricoler, cuisiner, dessiner, que sais-je encore. Bientôt sa barbe à lui sera toute blanche comme celle du Père Noël : mon deuxième barbu.

Mais celui-là, j’ai du le partager avec tous les enfants du monde, jusqu’à ce que je n’y crois plus ! A peine m’a-t-il prise une ou deux fois sur ses genoux, à peine un bisou au pied du sapin de l’école… assez décevant, ce barbu.

En 3ème il y eut mon psy… mais une fois encore j’ai du le partager avec des dizaines d’autres patients, et puis je lui tournais le dos, allongée dans mon divan… quant aux bisous, bien évidemment, il ne m’en a donné aucun.

Presque en même temps, voilà que mon frère jumeau décidât de se laisser pousser les poils de joues ! Mais quand il prit cette décision, cela faisait fort longtemps qu’il ne m’appartenait plus…

Alors je m’étais résignée, me disant que les barbus, un peu comme le Christ, sont des icônes que l’on est réduit à admirer sans jamais en avoir un pour soi seule.

Et puis j’ai fini par en trouver un.

Je croyais que tout était joué, que mon chemin était tout tracé.

Et pourtant, à présent, quand la nuit tombe, je mets ma tête sur son épaule, et je sens mon front qui se pose et s’apaise dans sa barbe soyeuse, et je me dis que celui-là n’est rien qu’à moi.

Jour de pluie

Posté par le 13 juil 2011 | Dans : Non classé

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Blind test

Posté par le 02 fév 2011 | Dans : bonheurs enfantins

 » Le goût est une aptitude à bien juger des choses de sentiment. Il faut donc avoir de l’âme pour avoir du goût.  » Vauvenargues

 

Est-ce parce que l’on fait partie de la génération tang ?

La génération de la boisson chimique, avec un merveilleux goût d’orange, il paraît.

Je vous raconte pas le choc, le jour où les adeptes du tang ont découvert l’orange fraichement pressée, place jamaa el fna, juste à côté du souk de Marrakech.

Est-ce pour cette raison que, plongés non pas dans l’océan mais plutôt dans l’ignorance, nous avons longtemps cru que surimi = batonnets de crabe ?

Est-ce pour cette raison  qu’aujourd’hui, il nous est impossible de reconnaitre le gout d’un apéricube, les yeux fermés ?

Vous avez déjà goûté un apéricube les yeux fermés ?

Faites le test…

C’est salé… il y a comme un goût de… une saveur… oui je sais… je vois…. je crois que c’est tomate ?!?

Ah non, c’est roquefort… Tiens donc ?

Mais non pourtant, j’ai déjà mangé du roquefort… et ça n’avait pas ce goût là pourtant ?

Et encore, j’ai dit tomate parce que j’avais vu la boite… mais sinon… j’aurais peut-être dit…. haricots verts ?

Y a t-il des apéricubes au goût d’orange pressée ? S’il en existe, je le reconnaitrai !

Car j’ai appris étant petite, en versant mon sachet de poudre dans un litre d’eau, ce que c’était, le VRAI goût de l’orange pressée.

J’ose malgré tout souhaiter que les hommes ne sont pas de gigantesques apéricubes, que je pourrai un jour leur faire confiance, et reconnaitre enfin leur humanité, même en fermant les yeux…

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